Huguette…. vie et secrets.

Femme libre et épouse infidèle.

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Archive pour novembre, 2009


La colo.

12 novembre, 2009
journal intime | Pas de réponses »

                      C’est Albert, l’épicier du village qui m’accompagne au rassemblement pour le départ à la colonie. Comme toutes les semaines, il va s’approvisionner au dépôt départemental de l’Aquitaine. Il me dépose sur une grande place où il y a trois autocars. Une dame demande mon nom et me fait monter dans un des cars. Je m’assied à côté d’une fille qui demande mon prénom. Elle s’appelle Elise.

                  Pendant le voyage, avec Elise, on parle, mais je regarde le paysage. Les maisons ne ressemblent pas aux nôtres et il n’y a pas beaucoup de pins, mais des champs de maïs. Et on arrive dans la montagne. C’est beau! J’ai vu la montagne sur des photos, mais jamais en vrai.

                  Et on arrive à la colonie dans l’après midi. Elise et moi, on est séparées. Je suis dans le dortoir des Isards, lit 47, presque au bout. Les deux filles qui sont après moi sont du même village et de l’autre côté, elles sont une dizaine à se connaître et elles font du bruit. Je range mes affaires dans le placard et je pense à maman que je ne vais pas voir pendant trois semaines. J’ai envie de pleurer, mais je ne veux pas le faire devant les autres. Mais c’est déjà l’heure du repas dans une salle qui ressemble à la cantine de l’école. A la fin du repas, je suis fatiguée et je fais semblant de dormir en posant la tête sur mes avants bras. Je pleure en pensant à maman. C’est la première fois que je suis séparée d’elle depuis qu’elle est revenue à la maison. Mais il ne faut pas qu’on me voit. Quand je lève la tête, les filles, à la table sont tellement occupées qu’elles n’ont rien remarqué. Au signal de la monitrice, on monte au dortoir.

                  Avant de se coucher, notre monitrice, Thérèse nous fait laver les dents. Elle nous dit aussi qu’il ne faut pas garder notre culotte pour la nuit et qu’elle va vérifier. Quand c’est mon tour, je soulève ma chemise de nuit pour lui montrer que je n’ai rien dessous. De l’autre côté de l’allée, quand la fille qui est en face de moi fait la même chose, je vois qu’elle a des poils. C’est une grande. Mais çà c’est passé vite et je n’ai pas bien vu.

                 Ensuite, la monitrice nous souhaite une bonne nuit et éteint la lumière. Dans le noir, je peux encore pleurer, sans faire de bruit et çà me fait du bien. Et puis, je m’endors.

Mon préféré.

8 novembre, 2009
journal intime | Pas de réponses »

                      Maintenant que j’ai un préféré, je suis comme une grande. Il y a même des grandes qui ont déjà fait la communion et qui n’ont pas de préférés. Ici, on fait tous la communion, mais après, les garçons ne vont plus à la messe. Il y a aussi des filles qui font pareil. Moi aussi, après la communion, je n’irai plus à la messe. Et mes parents ne diront rien. Je crois que mon père sera content. Il n’aime pas les curés qu’il appelle les corbeaux car ils sont habillés en noir, mais il parle quand même avec le notre. Mais, mes parents parlent  avec tout le monde.

                  Tous les soirs, quand on rentre de l’école avec Albert, on s’arrête dans notre chemin et je baisse ma culotte pour lui montrer ma fente. Je suis contente de lui faire plaisir et il est toujours aussi gentil avec moi. En classe quand personne ne fait attention à nous, il me fait un clin d’oeil.

                   On a eu la visite médicale scolaire. Cette année, le docteur m’a fait enlever ma culotte. Il m’a faite allonger sur la table et m’a fait ouvrir les genoux pour regarder ma fente. Il l’a même écartée avec ses doigts. Je n’ai pas aimé çà. Je n’ai rien dit à Albert et lui non plus ne m’a pas parlé de la visite. Je pense que le docteur regarde aussi le zizi des garçons. Des fois, j’aimerais qu’Albert me montre son zizi, mais je n’ose pas demander. Je crois que les filles ne demandent pas çà aux garçons.

                    Le jeudi, Albert vient chez moi pour faire ses devoirs. Un jour où ma mère était en forêt pour aider mon père, il m’a demandé de me mettre toute nue. J’avais un peu peur, mais je l’ai fait. Je me suis promenée comme çà dans la maison et ce que j’ai trouvé le plus bizarre, c’est d’avoir peur, mais d’avoir envie de la faire quand même. Je me suis quand même rhabillée avant le retour de ma mère.

                   L’année scolaire passe vite. Et ce qui me rend un peu triste, c’est que je ne vais pas voir Albert pendant les grandes vacances car il va aller chez sa tante. Et moi, mon père veut que j’aille en colonie de vacances à la montagne car le docteur a dit que çà me fera du bien. Il y a des garçons et des filles du village qui vont à la colonie de la paroisse, mais mon père a dit que j’irai avec les laïques. Et là, il n’y aura que moi du village.

                  

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