Huguette…. vie et secrets.

Femme libre et épouse infidèle.

12
nov 2009
La colo.
Posté dans journal intime par unefemmeetdeshommes à 3:23 | Pas de réponses »

                      C’est Albert, l’épicier du village qui m’accompagne au rassemblement pour le départ à la colonie. Comme toutes les semaines, il va s’approvisionner au dépôt départemental de l’Aquitaine. Il me dépose sur une grande place où il y a trois autocars. Une dame demande mon nom et me fait monter dans un des cars. Je m’assied à côté d’une fille qui demande mon prénom. Elle s’appelle Elise.

                  Pendant le voyage, avec Elise, on parle, mais je regarde le paysage. Les maisons ne ressemblent pas aux nôtres et il n’y a pas beaucoup de pins, mais des champs de maïs. Et on arrive dans la montagne. C’est beau! J’ai vu la montagne sur des photos, mais jamais en vrai.

                  Et on arrive à la colonie dans l’après midi. Elise et moi, on est séparées. Je suis dans le dortoir des Isards, lit 47, presque au bout. Les deux filles qui sont après moi sont du même village et de l’autre côté, elles sont une dizaine à se connaître et elles font du bruit. Je range mes affaires dans le placard et je pense à maman que je ne vais pas voir pendant trois semaines. J’ai envie de pleurer, mais je ne veux pas le faire devant les autres. Mais c’est déjà l’heure du repas dans une salle qui ressemble à la cantine de l’école. A la fin du repas, je suis fatiguée et je fais semblant de dormir en posant la tête sur mes avants bras. Je pleure en pensant à maman. C’est la première fois que je suis séparée d’elle depuis qu’elle est revenue à la maison. Mais il ne faut pas qu’on me voit. Quand je lève la tête, les filles, à la table sont tellement occupées qu’elles n’ont rien remarqué. Au signal de la monitrice, on monte au dortoir.

                  Avant de se coucher, notre monitrice, Thérèse nous fait laver les dents. Elle nous dit aussi qu’il ne faut pas garder notre culotte pour la nuit et qu’elle va vérifier. Quand c’est mon tour, je soulève ma chemise de nuit pour lui montrer que je n’ai rien dessous. De l’autre côté de l’allée, quand la fille qui est en face de moi fait la même chose, je vois qu’elle a des poils. C’est une grande. Mais çà c’est passé vite et je n’ai pas bien vu.

                 Ensuite, la monitrice nous souhaite une bonne nuit et éteint la lumière. Dans le noir, je peux encore pleurer, sans faire de bruit et çà me fait du bien. Et puis, je m’endors.


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